Christiane Lahaie


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Christiane Lahaie, nouvellière, romancière et essayiste, est professeure à l’Université de Sherbrooke où elle enseigne la littérature, la création littéraire et le cinéma. Elle a publié, entre autres, Hôtel des brumes (Grand Prix de la ville de Sherbrooke 2004), Chants pour une lune qui dort (Prix Alfred- DesRochers 2005), Vous avez choisi Limoges, Les classiques québécois (avec Georges Desmeules) et Ces mondes brefs. Pour une géocritique de la nouvelle québécoise contemporaine (avec Marc Boyer, Camille Deslauriers et Marie- Claude Lapalme).




Christiane Lahaie, Parhélie ou Les corps terrestres, roman, collection « Réverbération », octobre 2016, 140 p., 24 $. ISBN : 978-2-89763-022-5 (édition papier) • 978-2-89763-023-2 (édition numérique PDF).

« Au loin, les voitures s’entassent sur un pont, se suivent à la queue leu leu, se tamponnent presque. Les klaxons composent une drôle de symphonie que j’entends pour la première fois. Et le vent me souffle des mots à l’oreille. Des jurons. Des crachats plutôt. Tant pis. Je tourne le dos à ceux qui veulent ma perte et, du haut de mon perchoir, je toise cette foule insensible qui ne me regarde même pas. Ces figurines de bois qui s’agitent, qu’elles aillent au diable.
Sait-on jamais quand s’accrocher ou briser l’élan qui nous relie à la farandole humaine ? On ne sait pas, justement. Et puis, si on savait, les choses en seraient-elles changées ? »

Il y a des jours où rien ne va. Abele Seraphini, un postier à la retraite forcé de reprendre du service, se voit confier un colis dont le destinataire reste introuvable. Pendant ce temps, la jeune Amélie Sorrow se lamente sur son sort. Depuis que, bien malgré elle, son corps a été exposé à la communauté des internautes, elle vit recluse chez sa tante. Mais août tire à sa fin et il faudra bien retourner à l’école. Tous deux ignorent que, sur un des plus hauts toits de la ville, une femme qui contemple le vide va changer le cours de leur vie.





Christiane Lahaie, Vous avez choisi Limoges, nouvelles, collection « Réverbération », mars 2015, 132 p., 23 $. ISBN : 978-2-924186-80-0 (édition papier) • 978-2-924186-81-7 (édition numérique PDF).

« Dehors, un vent humide vous fouette et vous ranime. Le toit de la gare illumine le ciel de sa demi-lune de cuivre patiné. À côté, le campanile et son horloge vous permettent de mesurer le temps perdu. À cette heure, pas de taxi, évidemment. Tant pis. Quelqu’un finira par vous prendre et vous conduire là où vous avez résolu de vous installer pour écrire cette histoire que vous portez en vous depuis près de vingt ans.
Oui, vous avez choisi Limoges plutôt que Paris, Bordeaux ou Lyon. À cause de la porcelaine. De toute chose fragile en ce monde. »

Avec Vous avez choisi Limoges, Christiane Lahaie retourne sur les lieux de ses premières amours. Elle y renoue avec le recueil de nouvelles cyclique, où des personnages arpentent les mêmes ruelles, les mêmes gares, les mêmes paysages. En quête de sens, ils hésitent entre rester ou partir. Aimer ou haïr. Exister ou… disparaître. La capitale du Limousin et ses environs deviennent alors le théâtre de petits drames quotidiens et de tragédies sans nom.



Christiane Lahaie, Chants pour une lune qui dort, récit, collection « Prise deux », octobre 2016, 120 p., 15 $. ISBN : 978-2-89763-024-9 (édition papier) • 978-2-89763-025-6 (édition numérique PDF).

Prix Alfred-DesRochers 2005

Réédition en format compact


C’est la nuit. Une femme veille pendant qu’un homme dort à ses côtés. Elle se remémore les sept années passées avec lui. Sept années de passion, de violence, d’humiliation. Tandis que les souvenirs affluent, un carré de lumière court le long du mur. Sa blancheur intermittente ponctue la parole silencieuse de cet être blessé et désormais prêt à tout pour sauver sa peau.

« Christiane Lahaie réussit avec ce récit, tout en ellipses et en éclipses, à créer une œuvre littéraire remarquable. Une œuvre d’art. Le mot y est juste, l’image y est forte et nécessaire, le symbole y est éloquent. […] Il faut que la violence et toutes les laideurs du monde se changent en beauté un jour. Ici, c’est réussi. » (Jury du Prix Alfred-DesRochers 2005)

« Des textes courts, écrits avec un scalpel, qui percent peu à peu le silence. » (Yvon Paré, Lettres québécoises)











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